L'oeil dans sa poche numéro 09
Portraits de créateurs en Rhône-Alpes
Arts plastiques, Design, Photographie, Céramique, Illustrations, Graphismes,...
 

CLO CRO

maroquinière

CONTACT

06 11 29 78 78
http://clocro-blog.over-blog.com

Points de vente :
L’Atelier du coin
11 rue Salengro
42000 SAINT-ETIENNE
Stock Ethic
26102 ROMANS SUR ISÈRE
Les Musaraignes
42600 VERRIÈRES EN FOREZ
A Campagn’art
42330 SAINT-GALMIER

FORMATION

autodidacte

INFLUENCES

Je regarde beaucoup la littérature enfantine.

Mes ballades dans la nature et le travail d’autres artisans peuvent aussi être une source d’inspiration.

 

MON PARCOURS

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Ma rencontre avec le cuir s’est faite par un ami qui travaillait le cuir pour son plaisir.

Il m’a montré ses techniques, la couture à la main et j’ai eu envie de faire comme lui, pour m’amuser.

J’ai acheté un emporte pièce et je récupérais le cuir dans des magasins de meubles.

Travailler le cuir me plait, j’aime cette matière, les différences de textures, les différentes couleurs.

J’avais déjà travaillé le tissu, mais, avec cette matière, il y a beaucoup d’étapes avant que l’objet soit fini. Il faut faire des ourlets etc.

Le cuir est plus facile à travailler, on coupe dans la matière et on la façonne assez facilement.

Au départ, je faisais des objets traditionnels sans décor, des bourses, des porte-monnaie...

J’en ai faits de plus en plus jusqu’à n’avoir envie de ne faire que ça.

 

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Au début, je faisais un objet du début à la fin, sans patron.

Maintenant, j’organise ma production : si je décide de faire 15 porte-monnaie, je trace sur le cuir toutes les parties des 15 porte-monnaie avec des gabarits, je les coupe et je les monte, quasiment à la chaine.

J’arrive aujourd’hui à faire des collections, à décliner des pièces uniques à partir d’une même forme.

J’essaie aussi de faire évoluer cet ensemble d’objets, je fais des trousses, j’ai des projets de marque-pages, et je fais des essais de colliers.
Les gens sont en attente de nouveautés.

Parfois, c’est la chute d’une découpe qui me donne des idées.

Quand je vais chez le grossiste, j’aime voir toutes ces peaux, les dérouler, les toucher. J’achète aussi des chutes de l’industrie de l’habillement ou de l’automobile ou du mobilier.

Les cuirs ont des textures très différentes selon la façon dont ils ont été tannés et selon l’animal. Ils sont plus ou moins lisses, épais, rigides.

Je choisis le cuir en fonction du type d’objet, pour les bourses, il me faut un cuir très souple par exemple.

Je ne jette aucun morceau de cuir, je les récupère et je les trie par couleurs. Il y a des couleurs que j’adore et qui sont difficiles à trouver, comme le violet et le turquoise.

 

ÉTAPES DE TRAVAIL

Réalisation d’une bourse :

Je coupe mes formes avec des ciseaux de couture.

Je marque mes trous avec une petite roulette.

Je les perce avec un emporte-pièce.

Je monte mon décor, je choisi les couleurs de chaque partie au fur et à mesure.

J’utilise une colle sans solvant pour fixer le décor que je couds ensuite avec du fil poissé.

La couture est une couture à deux aiguilles : c’est une technique particulière qui permet d’avoir une couture très solide et plus esthétique. Les fils se croisent sans jamais s’entremêler.

 

PRODUCTION

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Je suis tout le temps en train de griffonner, de faire des petits dessins, sur n’importe quel support.

J’ai des thèmes récurrents : la maison, la nature, les animaux, l’univers des contes. Je dessine de façon simplifiée car je sais que je ne pourrais pas faire trop de détails.

J’aime bien travailler sur le personnage du loup, montrer un loup un peu gentil en lui faisant tenir une petite fleur. Je me raconte des histoires quand je crée mes décors.

J’aime voir qu’une dame de quarante-cinq ans a un coup de cœur pour une bourse avec un petit chat. Quand je fais un porte-chéquier avec un loup, je sais que je ne m’adresse pas à un public d’enfant.

J’aime le moment où une personne sérieuse montre son âme d’enfant.

 

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Je ne vois pas trop de créateurs qui utilisent le cuir comme moi.

On a un peu un côté "baba cool" quand on travaille le cuir. Cela doit venir de ce goût pour les matières naturelles.

Ce qui est le plus agréable est le fait de créer une histoire par le décor.

Le plus contraignant est le façonnage de l’objet. Mais le façonnage peut devenir plaisant sur des pièces complexes comme un sac, il y a un vrai plaisir à faire les choses dans le bon ordre.

Tout est cousu à la main, la couture a aussi son importance visuellement, c’est un élément graphique supplémentaire.

Il faut à la fois être rigoureux pour le façonnage de l’objet et avoir une dose de légèreté pour inventer des formes.

 

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J’aime bien être sur les marchés, c’est un moment intéressant.

Je profite de ce temps pour coudre mes pièces, ce qui me permet aussi de montrer comment je travaille.

J’aime voir le sourire des enfants qui regardent mes petits animaux, j’apprécie l’échange qui s’engage entre eux et moi.

Certains enfants me demandent comment je fais, d’autres cherchent tous les animaux....

J’ai rencontré plusieurs fois des papis qui étaient cordonniers et qui avaient utilisé la même couture que moi. Ils restaient à me regarder faire. L’artisanat sert aussi à faire ce lien entre les générations et les savoir-faire.

L’artisanat a sa place aujourd’hui parce qu’il propose, en plus de l’objet, un espace de rencontre avec la personne qui produit.

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