L'oeil dans sa poche numéro 17
Portraits de créateurs en Rhône-Alpes
Arts plastiques, Design, Photographie, Céramique, Illustrations, Graphismes,...
 

JULIE LABORDE

créatrice de luminaires

CONTACT

julielaborde@hotmail.fr
http://www.nur-creation.fr

FORMATION

École d’Architecture de Clermont-Ferrand

INFLUENCES

L’art contemporain, les espaces que les artistes ont pu créer influencent mes projets de scénographie et ce travail de création de luminaires.

Je suis aussi très intéressée par le recyclage des matériaux, par le travail avec des matériaux pauvres.

Ma recherche tourne autour de cette question : comment le fait de créer un objet avec des matériaux de notre quotidien peut-il changer le regard que l’on porte sur ces matériaux sans valeur.

J’ai travaillé avec des sacs plastiques et je collecte actuellement des tubes d’homéopathie pour un futur luminaire.

 

PARCOURS

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Pendant mes études d’architecture, je m’intéressais aux questions d’urbanisme, et je travaillais, en parallèle pour une petite compagnie de théâtre où on fait tout, la lumière, les décors, la cuisine....

J’étais plutôt investie dans la scénographie. Je continue à être à cheval entre des travaux qui relèvent de l’architecture et/ou de la scénographie.

La production de luminaire est assez récente et se présentait au début comme une activité annexe.

 

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Un voyage d’études dans les pays du Nord m’a marqué.

Du fait du peu de lumière en hiver, ils ont développé tout un travail sur la lumière qui crée des ambiances.

Les sources lumineuses sont différentes selon les heures du jour, dans les lieux publics comme les cafés et aussi au niveau de l’éclairage public.

 

PRODUCTION

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Je travaille avec du papier de récupération, vieux journaux, catalogues, vieilles factures etc... Je les réduit en morceau, je les broie, j’ajoute de l’eau, et j’obtiens une grosse pâte à papier grise à cause de l’encre.

J’aime bien les petits éclats de couleur qui peuvent apparaitre.

Ensuite, je prépare des boules de papier que j’essore.

J’appelle cette matière un" béton papier" pour son aspect de pierre.

 

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C’est à partir du moment où j’ai commencé à utiliser du papier pour créer des luminaires que j’ai vraiment eu envie de développer cette activité.

Les luminaires viennent de l’envie de mener une expérimentation sur la matière papier.

J’avais déjà travaillé cette matière en plus grand format pour des décors de théâtre. On avait fait une bouche immense en collant des bandelettes de papier, puis en les peignant.

On en était déjà vite arrivé à broyer le papier. C’était vraiment cette matière brute qui nous intéressait le plus.

 

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J’ai toujours bricolé des lampes dans les différents appartements où je suis passée, mais, l’idée des luminaires est venue à l’occasion d’une exposition avec la céramiste Sabine Orlandini.

Je devais penser l’éclairage de l’expo.

Sabine présentait une table couverte de carreaux et mon idée était de faire une lampe à la dimension de cette table.

 

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Je cherchais des formes un peu organiques à cette époque, je déformais le moule souple en cours de séchage ce qui créait des rides sur le papier de soie.

Ces plis renforcent le matériau et jouent le rôle d’armature.

Toutes les formes sont moulées sur des ballons gonflés qui peuvent exploser en cours de séchage.

Je commence à faire des inclusions d’autres matières dans cette matière papier pour créer des motifs.

 

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Habituellement, je réservai des vides pour faire passer mes fils.

J’ai découvert récemment qu’on peut trouer cette matière à la perceuse. Ce qui ouvre d’autres perspectives.

J’aimerai travailler un peu plus par moulage ce qui me permettrait de travailler davantage la forme de la lampe.

La technique que j’utilise jusqu’à présent comporte beaucoup d’aléatoire ce qui est assez intéressant mais aussi un peu laborieux.

Le matériaux gorgé d’eau est très lourd, du coup, il a tendance à déformer l’armature en séchant.

 

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Pour les grosses pièces, je pose ma pâte à papier sur des armatures métalliques qui tiennent la matière.

A l’origine j’ajoutais de la colle, mais j’ai constaté que la matière tenait aussi sans.

Je fais des essais en ce moment pour voir jusqu’où on peut aller avec ce matériau sans armatures et sans colle.

Je pose la matière sur des objets, comme des paniers par exemple dans l’idée de donner un motif à la surface de la matière.

 

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Les grosses pièces sont de l’ordre de la sculpture, mais mon idée est vraiment d’en faire une source d’éclairage et de chaleur, quelque chose qui s’approche du foyer.

Le son joue aussi dans ces grandes formes, c’est pour ça qu’elles s’appellent " les cavernes", il y une matière qui se rapproche de la pierre, une lumière et une sonorité particulière.

Avec ces grandes pièces, l’objet crée un espace.

J’essaie de voir aujourd’hui si la source lumineuse ne peut pas se trouver à l’extérieur de la lampe.

 

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Avec les petites lampes, il s’agit de petites sources lumineuse qui diffusent davantage et ponctuent l’espace. Je les réunis en grappe parfois.

C’est le matériau qui guide la forme.

Je cherche la transparence sur les petits formats, un effet de dentelle.

  • JULIE LABORDE - créatrice de luminaires
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