L'oeil dans sa poche numéro 12
Portraits de créateurs en Rhône-Alpes
Arts plastiques, Design, Photographie, Céramique, Illustrations, Graphismes,...
 

MANU CHANDèS

dessinateur

CONTACT

manu.chandes@gmail.com
http://manuchandes.over-blog.com
06 86 46 21 71

FORMATION

École des Beaux-Arts de Saint-Étienne

INFLUENCES

L’histoire, les animaux, les arbres, les motifs, la porcelaine...
Voir des expositions artistiques me motive à travailler mais ne m’influence pas tellement ; ou parfois ce peut être un tout petit détail dans un dessin qui m’interpelle particulièrement.

J’ai peuplé mes derniers dessins d’objets et d’animaux, un peu à la manière du jardin de La Dame à la licorne. Je suis très admiratif de La Dame à la licorne, c’est ce qu’il y a de mieux !

 

MON PARCOURS

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Après un bac section Arts Plastiques, j’ai fait un an en fac d’histoire avant de rentrer aux Beaux-Arts de Saint-Étienne.

J’adore l’histoire mais le système de la fac ne me convenait pas. Ce lien avec l’histoire s’est souvent retrouvé dans mes travaux aux Beaux-Arts. J’ai suivi la section Communication, le design ne m’intéressait pas forcément et la section Art était un peu trop radicale.

Quand j’ai découvert l’ordinateur, j’ai trouvé ça formidable.
Après le diplôme, j’ai été responsable informatique (et un peu homme à tout faire...) pendant mon objection de conscience aux Beaux-Arts.

Puis je me suis inscrit en tant que graphiste indépendant.
Je me suis associé à deux designers, Fabrice Gibilaro et Jean-François Martin qui cherchaient un graphiste, nous avons créé "le chameau a 3 bosses".

Aujourd’hui, je suis redevenu indépendant, je travaille pour différents commanditaires. J’ai toujours griffonné sur les bouts de papiers qui traînent, le travail de graphiste ne permet pas toujours de faire vraiment du dessin.

Le graphisme ne m’attire plus trop pour l’instant, suite à des travaux de commandes ennuyeux. Travailler pour le web peut être très ingrat : c’est un travail sans fin, tu peux tout le temps modifier donc, il suffit d’avoir un client un peu pénible pour que ça ne s’arrête jamais.

 

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J’ai fait beaucoup d’expositions collectives en utilisant des techniques qui m’étaient étrangères : Par exemple, j’ai réalisé un service à poulpe en porcelaine, sans avoir jamais fait de céramique auparavant, ou une installation de cartons pour une exposition à Barcelone se rapprochant davantage d’une œuvre conceptuelle.

J’essaie de garder sur chaque projet une sorte d’humour et d’esprit décalé. Quand on ne maîtrise pas les choses, il vaut mieux essayer de faire quelque chose de drôle, et puis les choses sérieuses m’ennuient.

J’ai vraiment repris le dessin pour une exposition à la chapelle d’Issy-les-moulinaux qui m’était proposée par un ami avec qui j’avais fait un film d’animation.

Ce film est un long travelling de 7 minutes 43 secondes où l’on voit des soldats et différentes bestioles : c’est le retour de bataille d’un roi et de ses soldats, puis, il y a un autre moment où l’on voit des bourgeois se rendant à la fête d’une Baronne et qui lui apportent des crustacés en cadeau.

J’ai eu envie de reprendre le dessin là où j’estimais l’avoir laissé, c’est-à-dire à ce projet de film d’animation que nous avions fait 12 ans auparavant.

Je ne sais pas trop d’où vient cet univers, je pense que je dessine aujourd’hui ce que je n’étais pas capable de faire quand j’étais petit.

Mon univers n’a finalement pas beaucoup évolué depuis trente ans ! Je suis toujours fasciné par les militaires, sans trop savoir pourquoi.

 

ÉTAPES DE TRAVAIL

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Ma façon de travailler est plutôt lente et laborieuse ; le plus souvent, je fais un crayonné, j’encre, puis je fais la couleurs au feutre.

Je choisi les couleurs au fur et à mesure.

J’ai dessiné la girafe que l’on voit plus haut d’après une photo où on ne voyait pas ses pieds. J’’ai eu envie de lui mettre des chaussures.

Comme j’étais dans une période où je m’intéressais à la porcelaine, j’ai fait ses taches bleues.

Je n’ai réalisé qu’à la fin du dessin que j’avais fait une girafe bleu blanc rouge, une girafe française. ...

 

PRODUCTION

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Je dessine parce que c’est une activité très agréable.

J’aime bien dessiner les animaux. J’ai toujours trouvé très étrange l’idée de monter sur un animal pour se déplacer, du coup j’aime bien dessiner ces situations.

Je ne savais pas trop comment présenter ces dessins, je me suis mis à les découper.

Présenté entre deux vitres, le dessin avait une ombre et il était encore plus déconnecté de toute réalité. Ces dessins étant déjà dans un monde "un peu ailleurs", cette présentation accentuait cet aspect.

Cette étape supplémentaire du découpage donne au dessin une identité particulière. Je découpais aussi mes dessins quand j’étais enfant.

Je garde les chutes des dessins que j’ai découpés, j’aimerais en faire quelque chose même si je ne sais pas encore comment les présenter. Souvent, quand la forme découpée fonctionne bien, le dessin fonctionne bien également.

 

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La série des jardins est très auto-centrée. j’ai intégré des objets de personnes que je connais, des animaux que je connais, que j’ai connu, voire, pour un, que j’ai mangé... Idem pour les arbres et les fleurs.

Je me raconte des histoires quand je dessine, que les gens perçoivent ou pas ces histoires n’est pas très important.

J’aime beaucoup le jeu. Le jeu était présent dans mon projet de diplôme ; et aujourd’hui dans mes dessins j’essaie de conserver cette notion.

Je fonctionne par périodes : Un temps des méduses, puis des limaces, des bateaux...

J’ai fait quelques dessins de chevaliers avec des armures particulières où le casque était une cafetière, une soupière. J’ai arrêté, ça n’allait pas dans la direction que je souhaitais ou alors ce n’était pas la bonne période.

 

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Je dessine parfois à quatre mains avec une amie. Cette façon de travailler est venue du carton d’invitation d’une exposition de nos dessins respectifs.

Pour ce carton, Sandra Villet et moi avons eu l’idée de faire un cadavre exquis : Elle a commencé un dessin, j’en ai commencé un autre et après deux échanges, nous en avons sélectionné un sur les deux.

Nous continuons ce travail de dessin à deux. C’est très motivant, on a toujours envie de surprendre l’autre, et de se surprendre aussi.

C’est un autre univers que j’explore quand je continue des dessins de Sandra.

Nous avons comme règle qu’il n’y ait que deux allers-retours. C’est la seule règle, chacun ajoute ce qu’il veut, de la couleur ou pas etc.

Artiste est un peu dur à revendiquer, je préfère dire que je dessine.

Je ne sais pas exactement où j’ai envie d’aller mais j’ai des envies : refaire de la gravure, dessiner en grand pour éviter de me scléroser...

  • MANU CHANDèS - dessinateur
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