L'oeil dans sa poche numéro 07
Portraits de créateurs en Rhône-Alpes
Arts plastiques, Design, Photographie, Céramique, Illustrations, Graphismes,...
 

PASCALINE DE GLO DE BESSE

designer

CONTACT

9 rue Georges Teissier
42000 SAINT -ETIENNE
mail : pascalinedgdb@gmail.com
site : www.pascaline-design.com

FORMATION

Ecole des Beaux-arts de Saint-Etienne

INFLUENCES

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Ce qui m’influence le plus est le mobilier traditionnel qui nous entoure.
Je me sens proche du travail d’Achile Castiglioni, un designer qui travaille souvent à partir des matériaux et qui réalise de subtils détournements.
Dans l’espace urbain, l’architecture m’intéresse plus que les affiches, souvent purement publicitaires.

 

MON PARCOURS

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J’ai été attiré assez tôt par les domaines de la création, j’ai fait un bac A3 “arts plastiques” puis j’ai fait les Beaux-arts de Saint-Etienne avec l’option “design produit”.
En quatrième année, j’ai suivi pendant 6 mois aux Etats-Unis, un atelier centré sur le bambou.

L’enseignement des Beaux-arts nous pousse à développer des projets personnels, dans le sens d’une recherche artistique.
Se former dans d’autres écoles permet de se confronter à des projets plus appliqués, ce qui complète notre formation.

J’ai fait l’expérience du milieu professionnel du design de créateur en faisant un autre stage de 6 mois chez Christian Ghion, un designer parisien assez connu.
Il déléguait beaucoup, j’y ai beaucoup appris.

En sortant de ces différents stages, j’avais envie de travailler en tant que designer intégré dans une entreprise, quitte à me spécialiser.

Mais, mes recherches dans ce sens n’ont pas abouti.
Je pense que la formation des Beaux-arts ne se prête pas tellement à ce genre de débouché, on est plus formé comme des créateurs.

 

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Pendant mes recherches, j’ai répondu à des petites commandes d’aménagement de commerce qui, même si elles n’ont pas toutes abouti, m’ont amenée à m’installer à Saint-Etienne en tant que designer indépendant.

Le travail de démarchage et de communication a fini par fonctionner.

Démarcher consiste à envoyer quelques visuels de son travail, une lettre qui explique ce que l’on aimerait faire et une demande de rendez-vous.

Au départ, je m’adressais aux entreprises des arts de la table de la région Rhône-Alpes, puis je me suis rendue compte que les demandes n’étaient pas suffisantes.

Je me suis ouverte au graphisme en me formant sur le tas, j’ai maintenant les deux spécialités, designer et graphiste.

S’inspirer du matériau est la problématique principale de mon travail.

Je le manipule jusqu’au moment où je trouve le processus de transformation le plus simple, par soucis d’économie de moyens et d’énergie.

Une idée qui ne s’est pas transformée en prototype n’existe pas pour moi.
Quand je ne peux pas réaliser moi-même ou avec l’aide d’un artisan une idée que j’ai dessiné, c’est que cette idée ne correspond pas à ce que je recherche.

 

ÉTAPES DE FABRICATION

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Création d’un logotype pour l’association
“Cités commerce Feurs Montbrison” :

Comme le nom de l’association parle à la fois de ses acteurs et de ses actions , j’ai voulu que le logotype dans sa forme, exprime le rapprochement des 2 villes.

Cette union se concrétise donc à travers un double jeu typographique :
la ligature, c’est à dire la fusion de deux lettres voisines, le “I” et le “T” de cités, et les deux “M” de commerce.

Il s’agit ensuite de définir un univers graphique caractéristique et reconnaissable pour cette association par le choix des couleurs et des typographies.

Deux couleurs ont étaient choisies :
l’une plutôt neutre pour les éléments de communication interne, une autre plus vive et dynamique pour la communication auprès d’un large public.

 

PRODUCTION

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L’étagère papillon est née d’un projet d’exposition collective sur un thème que j’avais proposé :
il s’agissait de construire des objets avec les matériaux d’un magasin de bricolage qui était partenaire.

L’étagère est un assemblage de plaques d’aluminium perforées, de tiges filetées et d’écrous papillon utilisés ordinairement dans les sanitaires.

Le montage de l’étagère s’apparente à un jeu de lego, je n’ai pas eu besoin d’outil.

Je crée des objets pour mener une réflexion personnelle sur l’objet, la matière, le mobilier, si l’objet peut être commercialisé, tant mieux !

Mais c’est très difficile, l’investissement pour produire un nouvel objet est considérable, il y a très peu d’éditeurs d’objets en France, et ils reçoivent beaucoup de projets par jour.

Le design va bien au-delà du traitement de la forme.
Le design parle d’économie, de moeurs, d’identité culturelle.

Ce qui est récurrent dans la définition du design auprès de mes clients est la maîtrise du matériau pour gagner sur les coûts de production et les retombées environnementales.

 

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J’avais envie de créer des motifs à partir d’un processus simple qui génère une variété de formes.

En utilisant les outils d’Illustrator, un logiciel de dessin vectoriel, en dupliquant deux ou trois cercles, on obtient une variété de formes.

Le carrelage Zebra suit le même principe :
un seul motif, une ligne oblique, génère une infinité de motifs grâce à la répétition et la variation du sens de pose du carreau.

Ce projet de carrelage a intéressé le VIA, une association pour la valorisation de l’industrie de l’ameublement qui finance une dizaine de prototypes par an pour les exposer au salon du meuble.

J’ai beaucoup démarché pour ce projet de carrelage et je me suis rendue compte que l’industrie du carrelage est difficile d’accès et peu ouverte à l’innovation.

 

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J’ai réalisé l’aménagement intérieur de deux chambres pour l’hôtel Continental dans le cadre d’une opération proposée par la Cité du design.

J’ai travaillé avec un cahier des charges assez précis lié à l’hôtellerie, un budget moyen et des surfaces au sol très contraignantes.
Une des chambres était un cube de 9 m, un véritable espace carcéral, et l’autre était toute en longueur, comme un couloir.

Il fallait trouver des solutions astucieuses pour que ces espaces soient agréables.

Dans la chambre-couloir, l’idée était de suspendre tous les objets sur des patères le long du mur.

Dans la “chambre-carcérale”, il fallait trouver une couleur qui donne de la profondeur et matérialise une tête de lit que l’on n’avait pas la place de mettre.

L’aménagement intérieur est plus que de la décoration, c’est une réflexion sur l’espace, comment rendre l’espace plus fonctionnel.

Le plus agréable dans mon travail est de faire un métier que j’aime, c’est la partie créative.

L’inconvénient est d’être dépendant de l’état de l’économie : le design est la première chose dont vont se passer les entreprises en cas de crise.

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