L'oeil dans sa poche numéro 10
Portraits de créateurs en Rhône-Alpes
Arts plastiques, Design, Photographie, Céramique, Illustrations, Graphismes,...
 

SANDRA VILLET

designer

CONTACT

06 76 77 96 95
sandravillet@voila.fr
http://en-tranches.blogspot.com

FORMATION

École des Beaux-Arts de Saint-Étienne

INFLUENCES

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L’observation quotidienne de mon environnement est ce qui m’influence le plus : regarder la ville, un visage, la façon dont une plante est structurée...
J’aime beaucoup le dessinateur Mattoti, à la fois son univers et son dessin.

 

MON PARCOURS

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Le dessin m’a toujours accompagné, j’aime dessiner, le dessin est la base de mon travail.

L’envie de faire du design est venue plus tard, un peu par hasard, parce que je connaissais quelqu’un qui se formait en design à l’école des Beaux-arts de Saint-Étienne et que ça m’a semblé une façon riche de pratiquer, de mettre en application ce que je faisais au quotidien.

Après l’école, j’ai fait un stage à Paris chez un designer et j’ai suivi le master "Dual Design" : le principe de ce master était de faire travailler en binôme des étudiants issus des Beaux-arts et des étudiants qui venaient de l’ENISE (École nationale d’Ingénieurs de Saint-Étienne).

Nous avons travaillé sur la présentation des produits Gibaud, entreprise qui produit des bas de contention et des ceintures de maintien. Nous avons redessiné le mannequin avec des formes plus modernes et un système d’éclairage des parties du corps maintenues.

Puis, je me suis installée à mon compte en travaillant souvent avec deux autres designers.

 

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Aujourd’hui, mon travail se développe en trois parties :
Ces axes, s’ils peuvent sembler complètement différents dans le rendu partent en fait pour moi d’une même sensibilité à mon environnement quotidien, ils sont complémentaires, indissociables.

Je travaille avec le collectif Designers+ sur des projets d’aménagement d’hôtels et de réhabilitation de la ville, je réponds à des demandes en tant que designer indépendant, enfin, dès que je peux, je prends le temps de dessiner et de fabriquer des objets dans mon atelier.

Cette dernière partie est très importante. J’aime toucher la matière.

Le travail de création de lampe vient d’une exposition que je voulais faire avec un autre designer pendant l’inauguration de la Cité du Design.

L’atelier de Florian accueille aussi un atelier de sérigraphie, j’avais envie de proposer des objets qui soient fabriqués avec les gens de l’atelier. J’ai créé un motif qui a été reproduit en sérigraphie.

 

ÉTAPES DE TRAVAIL

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Montage d’une lampe Pélican :

Je parts de patrons d’animaux que je trouve sur internet, je modifie les proportions et je les transforme pour que je puisse en faire des lampes.

Je découpe les papiers puis je commence à coller au fur et à mesure dans un certain ordre.

Je voulais trois formes qui me permettent d’avoir trois éclairages différents. _ Pour le crocodile, la forme entière est éclairée. Le chat fonctionne plus comme un spot. Pour le pélican, la lumière sera dans le bec.

Ce qui me plait dans ce projet est à la fois la simplicité de fabrication, à partir de papier sérigraphié et de colle, le jeu optique qui se créé au final et l’univers formel animalier.

 

PRODUCTION

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Je travaille avec le Pôle Optique sur la création de luminaires pour l’habitat à base de leds.

Le pôle optique développe de nouvelles technologies et nous demande de trouver des applications pour l’habitat, comme par exemple, une porte lumineuse ou une applique.

Pour cette applique, la lumière d’une led est redistribuée par une partie de l’objet de manière à produire une lumière rasante, nous avons dessiné une forme d’onde.

Le travail du designer dans ce cas précis consiste à dessiner la forme de l’objet et à choisir les matériaux en dialoguant en permanence avec les constructeurs.

Mon blog de dessin et les expos de dessins que je peux faire est un travail à part, mais qui nourrit mon travail de designer.

 

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Ce qui m’intéresse dans ses dessins est aussi ce qui m’intéresse dans le design, à savoir le travail sur les textures.

Quand on regarde la matière dans le détail, on se rend compte de la richesse des textures.

Faire des dessins de textures me force à regarder comment les objets qui nous entourent sont faits, comment ils sont agencés. Ce sont des dessins quotidiens qui n’ont pas une fonction particulière.

J’ai dessiné des personnages pendant une période où je travaillais dans un musée, je dessinais les gens de dos.

J’avais envie de faire évoluer mes dessins de textures en les mettant sur des personnages.

Mais, je ne cherche pas à dessiner pour une narration particulière. J’ai découvert que la seule narration que je puisse donner est celle qui découle au fur et à mesure de la description de ce qui m’entoure.

Ce qui est la plus agréable dans mon travail est la diversité, le fait de me pencher sur des problématiques, des processus nouveaux et de rencontrer des gens différents.

Le plus contraignant est la recherche de clients.

 

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Je fais des dessins à quatre mains en ce moment.
Ce qui est intéressant dans le fait de dessiner à deux, c’est que ça change la représentation.

Nous échangeons nos dessins. Par exemple, je commence un dessin de pomme, Manu Chandès continue, puis il me le redonne, je continue à mon tour etc.

Le projet de réhabilitation de la ville avec Designers+ consiste à monter un dossier avec d’autres designers et architectes. Ce dossier rend compte de notre réflexion commune sur ce qu’est une ville, sur l’état de la ville de Saint-Étienne, quelles en sont les problématiques...

Nous nous sommes intéressés particulièrement aux espaces intermédiaires comme les halls d’entrée, les cours, les rez-de-chaussée à l’abandon. Nous nous demandons comment nous pourrions intervenir pour mieux partager l’espace et améliorer la qualité de l’espace urbain. Nous avons pointé différents endroits dans la ville où il y aurait des choses à faire.

Nous rencontrons aujourd’hui les donneurs d’ordres (Saint-Étienne Métropole, Loire habitat...) qui vont pouvoir s’intéresser à cette réflexion et la transformer pour qu’elle se concrétise.

Le designer apporte un regard différent de celui de l’architecte. L’architecte va envisager la globalité du bâtiment, le designer va peut-être regarder plus les détails. Il va proposer une vision de l’habitat à l’échelle humaine.

C’est plus intéressant de se demander quels vont être les revêtements pour les sols et les murs pendant la conception du bâtiment plutôt qu’une fois qu’il est construit.

  • SANDRA VILLET - designer
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